La pollution qu’on ne voit pas

Une fois les déchets mis dans les containers de la ville, une fois la chasse 🚽 d’eau tirée, les déchets sont toujours là, ils polluent toujours. T’es-tu déjà demandé ce qu’il se passait pour tes ordures une fois que le camion 🚛 passait les récupérer ? Ou comment étaient fabriqués nos objets 🏓 en plastique ? N’étant pas sous nos yeux, nous ne nous sentons pas concerné par la pollution que nous engendrons. Et pourtant ne devrait-on pas la prendre en compte, tout autant que sa fabrication lorsqu’on choisit d’utiliser un produit ?

La pollution « invisible »

La production

On le sait tous, pour la fabrication de nos téléphones 📱 ou ordinateurs 💻 il faut du plastique, du cuivre, de l’or, de l’argent, du nickel, du cobalt, de l’aluminium… L’extraction de ses matières premières est source de pollution (sans parler des conditions de travail peu éthiques ⛔). Mais il n’y a pas que l’extraction de ces matériaux qui pose problème. Il y a le transport de ces différents matériaux, qui viennent d’un peu partout dans le monde 🌍 (le pétrole pour le plastique d’Arabie Saoudite, le cuivre du Chili, le zinc de Chine ou encore le nickel de Russie par exemple), leur transformation et ensuite leur distribution.

Fabriquer un jean 👖 est tout aussi polluant. La culture intensive du coton nécessite énormément d’eau, ajouté à cela beaucoup de pesticides. Il faudra également du colorant chimique, du cuivre, du chlore… Là aussi tout est produit dans plusieurs pays différents 🌍, il faut donc les transporter pour les transformer (Chine, Inde, Pakistan, Allemagne, Italie, Tunisie…) puis les transporter une fois de plus pour les distribuer.

La fin de vie des produits

Tes déchets sont enfouis sous terre où on les laisse se « décomposer » à leur rythme, des dizaines voire des centaines d’années ⏱️, et polluer toute la terre et les nappes phréatiques environnantes. S’ils ne sont pas enfouis, ils sont brûlés et dégagent des fumées toxiques ☠️. Tu as déjà dû essayer de brûler du plastique ? Ca pue, ça pique les yeux, ça donne mal à la tête. Tu sens bien que ce qui se dégage de ces fumées n’est pas bon pour tes poumons et pour la nature. Il y a aussi les envois de déchets vers les pays asiatiques essentiellement, pour qu’on n’ait plus à s’en occuper nous. Ainsi cela ne pollue pas « nos terres », ce n’est plus « notre problème ». Comme si la nature avait des frontières… 🤔

Personnellement je n’apprécierais pas que d’autres pays prennent mon jardin, ou même les terres aux alentours comme leur poubelle ! Avec les conséquences que cela apporte : pollution, maladie, baisse de la biodiversité…

Il y a le recyclage ♻️ qui permet de faire des économies sur les matières premières et donc évite certaines pollutions. Il a, malheureusement, ses limites, après quelques recyclages, les déchets perdent leurs qualités et deviennent donc des déchets pollueurs comme les autres.

Pour la faire simple, tout ce que tu ne peux pas mettre au compost, finira par polluer les sols et l’air !

Que faire alors ?

Faire durer l’utilisation quand c’est possible

Il faut simplement prendre conscience du poids de nos actes. Savoir ce que représente chaque téléphone que tu achètes. Je ne dis pas que tu dois te passer de téléphone, non ! Mais en prendre soin, le faire durer le plus longtemps possible. D’après l’Adème, les français changeraient leur téléphone 📱 tous les 2 ans alors qu’il fonctionne encore. Je suis consciente que c’est aussi en partie à cause de l’obsolescence programmée et de la puissance toujours plus grosse demandée par certaines applications. En le gardant 6 mois de plus, au bout de 10 ans tu auras économisé 1 téléphone, ou 2 si tu le gardes 1 an de plus 😜 ! Alors bien sûr ce n’est rien dit comme ça, mais si tout le monde fait pareil, tu imagines les économies de ressources, les pollutions évitées, les économies d’argent aussi 😂 !

Prendre ses responsabilités de consommateurs

Il faut aussi prendre conscience que pour chacun de tes achats, une pollution que tu ne vois pas existe. Lorsque tu jettes une lingette dans les toilettes 🚽, elle ne s’évapore pas, elle bouche certaines canalisations, elle pollue les eaux usées de par ses produits chimiques, elle augmente les coûts 💰 de traitements des eaux. Lorsque tu utilises des huiles essentielles, elles proviennent de cultures intensives avec beaucoup de pesticides (si elles ne sont pas bio), le tout polluant et appauvrissant le sol. Lorsque tu achètes un objet en plastique c’est du pétrole qui est extrait puis transformé avec des procédés polluants.

Tu ne peux pas, sous prétexte que tu tris ♻️ tes déchets, prétendre que tu ne pollues pas ❌, que tu as fait ton boulot, que le reste n’est pas de ton ressort. Si justement il l’est ! Si tu réfléchis bien à chacun de tes achats, peux-tu trouver une alternative plus éco-responsables que les produits issus de l’industrie ? Tu dois penser à l’ensemble de la vie de ton produit, pas seulement le moment où tu le possèdes toi 😉.

Se poser des questions

Il suffit souvent d’aller sur le site du vendeur ou de faire quelques recherches 🔎 pour avoir quelques informations sur la provenance du produit, sa fabrication et éventuellement sa fin de vie.

  • Comment est-il fabriqué ? Quelles matières premières sont utilisées ?
  • De quelle manière est-il fabriqué ? Dans quelles conditions éthiques et écoresponsables ?
  • Qu’en est-il de son transport ? Fait-il plusieurs fois de long trajets, de continents en continents ?
  • Une fois utilisé, j’en fais quoi ? Que devient-il ?

On sait tous plus ou moins que nos produits utilisés sont sources de pollution. Mais regarde autour de toi, tout ces objets. Prend le temps et pose-toi des questions sur leurs matières premières, leur transformation, et leur fin de vie ! C’est, en général, pas très glorieux comme constat 😞 !

Cet article ne vise pas à te faire arrêter d’acheter 😂 ! Juste te faire te poser des questions sur ta consommation, sur tes achats. Parce que oui lorsqu’on ne voit pas un problème de nos propres yeux, on a tendance à ne pas se sentir concerner. Ce qui est normal. Mais ces produits sont fabriqués pour nous, il est donc normal de s’y intéresser. Moins tu achèteras de produits polluants et plus tu feras un geste pour la planète 😉 !

Céline - Auteur du Blog J'ai le choix

 

 

 

4 commentaires sur “La pollution qu’on ne voit pas

  1. Ce qu’il y a de bien avec le confinement, c’est qu’on s’est rendu compte enfin pour ma part, qu’on avait pas forcément besoin de tout ces objets, qu’ils apportaient pas beaucoup plus dans nos vie. Du coup j’achète moins ! Des économies pour mon portefeuille, et un bien pour la planète !

    1. Oui beaucoup d’achats rendent heureux pour une courte durée. C’est souvent parce qu’on en n’a pas vraiment besoin. Ce sont justement les objets dont il ne faut pas abusés qui sont les plus pollueurs ! 😉

  2. C’est une question de bon sens. On n’ achète un produit que lorsqu’on en besoin. Après, il y a l’achat impulsif, pour se faire plaisir, ça fait du bien au moral.
    Et puis, toujours pareil, c’est souvent le porte-feuille qui commande.
    Mais je me pencherai davantage sur la chose, maintenant que tu l’as souligné. 😉

    1. Malheureusement, pour certaines personnes, quand le porte-feuille suit… on achète tout 😂 ! L’achat impulsif occasionnel fait effectivement parti des bons points pour le moral 😉 ! Je suis contente si je peux amener à la réflexion 😊

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